A des années d' ici
À des milliers marins,
À des années-soleil,
À des centaines de fois
Le cadran d'un réveil.
À des années d'ici
Juste au-dessus des villes,
S'il y a des paradis
Ils ressemblent à des îles.
À des neiges éternelles,
À des étoiles de mer,
À l'autre bout du ciel,
À six pieds sous la terre,
Tous ces jardins dorés,
Suspendus dans les airs,
Tous ces mondes habités
À des saisons-lumière.
Ces pays où l'on va
Quand on s'en va d'ici
Sont tous en sable blanc
Sous des palmiers fleuris.
À des milliers marins,
À des années-soleil,
{À des milliers marins,
Des années-soleil}
À des centaines de fois
Le cadran d'un réveil.
{À des centaines de fois
Le cadran d'un réveil}
Quels que soient les bons dieux
S'ils ont pensé à nous,
Il y a sous un ciel bleu
Un palais de bambou.
{Il y a sous un ciel bleu
Un palais de bambou.}
Lorsque je m'en irai
Pour mon dernier voyage
Sans remords sans regrets
Sans mon corps en bagage.
Quand je m'endormirai
Bien au chaud d'un nuage.
{Quand je m'endormirai
Bien au chaud d'un nuage}
À des centaines de nuits
De tes rêves d'enfant sage.
{À des centaines de nuits
De tes rêves d'enfant sage.}
Même si Dieu n'est pas là
Après tout c'est la vie :
On n'meurt jamais deux fois
À des années d'ici.
À des années d'ici
Juste au-dessus des villes,
Il y a des paradis
Qui ressemblent à des îles.
{Il y a des paradis
Qui ressemblent à des îles.}